Journée de la contraception contre les idées reçues

Santé publique

La Journée mondiale de la contraception, le 26 septembre, est l'occasion de mettre en lumière les différentes méthodes contraceptives. Pourtant des idées reçues perdurent.

La Journée mondiale de la contraception est soutenue par de nombreuses organisations non-gouvernementales dans différents pays. Elle a pour principal objectif la réduction du nombre de grossesses non désirées. L’information des jeunes est la priorité. En effet, un quart des personnes de 15 à 24 ans a sa première relation sexuelle sans contraception.
Le laboratoire CCD en partenariat avec Opinion Way a mené une enquête sur l’avis des Françaises concernant leur contraception. Si la plupart pensent qu’elle est facile d’accès et que huit sur dix se sentent bien informées, un certain nombre d’idées reçues ont la vie dure.
Par exemple, un tiers des femmes interrogées pensent encore que le DIU (dispositif intra-utérin) ne peut être utilisé que par des femmes ayant déjà eu des enfants.
43% des femmes croient que l’utilisation prolongée d’une pilule contraceptive diminue la fertilité ; c’est 31% pour le DIU.
Les risques potentiels de la pilule contraceptive restent également méconnus : 35% ignorent qu’elle peut augmenter les risques de cancer du sein.
Un tiers pensent qu’une pilule du lendemain peut interrompre une grossesse en cours.
Trois femmes sur dix ne savent pas qu’il est possible d’obtenir un moyen de contraception gratuitement même en étant majeure et que les sages-femmes peuvent prescrire un moyen de contraception.
Le baromètre « Les Françaises et la contraception » publié en 2017 par Santé Publique France révélait que si la pilule restait le moyen de contraception le plus utilisé, elle reculait nettement chez les femmes de 20 à 29 ans, au profit notamment des DIU.
Certains freins subsistent toutefois sur le recours au stérilet : la moitié des femmes interrogées pensent que le principal est d’être mal à l’aise avec l’idée d’un corps étranger présent dans l’utérus, puis vient la peur de la douleur lors de la pose et d’une gêne lors des rapports sexuels.
« Les femmes ont une vision de la contraception parfois encore influencée par certaines d’idées préconçues qui perturbent leur capacité à prendre les bonnes décisions pour elles-mêmes. Cette méconnaissance relative est le résultat d’une combinaison de facteurs mêlant à la fois, les discussions sur les réseaux sociaux et des certitudes fondées sur des croyances souvent biaisées » analyse le Docteur Thierry Harvey, gynécologue obstétricien.
Cette Journée est donc l’occasion de répondre aux questions, d’orienter vers le Planning familial et/ou les sites d’information validés ainsi que les documents disponibles auprès du Cespharm.

J. S.