Susciter le réflexe pharmacie

Campagne de communication officinale

A l’occasion de la Journée mondiale des pharmaciens, le samedi 25 septembre, industriels des produits de santé de premier recours, syndicats de pharmaciens et association d’étudiants ont composé une campagne de communication destinée au grand public.

Les acteurs de la médication familiale orchestrent une campagne de communication en quatre saisons avec pour leitmotiv « Ma pharmacie, mon conseil santé ». Cette opération a pour objectif de promouvoir le rôle du pharmacien dans les soins primaires, en particulier dans la prévention et le traitement des affections courantes. 
Menée par l’Anepf (Association Nationale des Etudiants en Pharmacie de France), la FSPF (Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France), NèreS (Association professionnelle des produits de santé et de prévention de premier recours) et l’USPO (Union des syndicats de pharmaciens d'officine) cette campagne se déroulera tout au long de l’année.
« Les visuels jouent avec la croix verte et le signe plus », décrit Antoine Bon, vice-président de Néres. En rendant visible le rôle de conseil des pharmaciens auprès des Français cette campagne de communication vise à développer le réflexe de consulter l’équipe officinale pour les affections courantes du quotidien. « Il faut remplacer le terme d’automédication par la notion de parcours officinal, insiste Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO. Et inscrire les médicaments délivrés dans le cadre d’un conseil dans le dossier pharmaceutique, voire le DMP ». Saison 1: l’hiver, avec l’incitation à passer voir son pharmacien pour passer un bon hiver. Cette première vague se déroule jusqu’en février 2022.

Déploiement digital

Elle s’appuie tout particulièrement sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, YouTube etc.). Des vidéos mettent en scène des instants de la vie courante où le simple fait de demander conseil à son pharmacien permet de trouver des solutions aux problèmes de santé du quotidien, tout en assurant le bon usage des médicaments. « Cette campagne met en avant le fait que l’officine est le premier lieu des soins non programmés. Les gens viennent y rencontrer un professionnel de santé de confiance sans rendez-vous », souligne Philippe Besset, président de la FSPF. Ce qui n’est pas évident pour nombre de Français. « Nous ciblons plus particulièrement les profils de patients qui ne viennent pas spontanément demander conseil à leur pharmacien comme les jeunes mamans qui privilégient souvent la consultation médicale ou les plus de 55 ans en zone rurale » détaille Luc Besançon, délégué général de Néres qui ajoute « nous avons consacré la moitié du budget de 100 000 euros de la campagne à la visibilité sur les réseaux sociaux ».
La communication se déclinera selon quatre thématiques : des tests vrai/faux abordant les maux de l’hiver, des témoignages de pharmaciens, des vidéos illustrant des anecdotes de patients et les conseils prodigués par leur pharmacien, une rubrique dédiée à la prévention valorisant les « bonnes habitudes » à acquérir (mesures d’hygiène, activité physique etc.). Pour plus d’informations sur ces maux de l’hiver et comment s’en prémunir, la campagne renvoie vers le site internet (accessible à partir du 25 septembre) : ma-pharmacie-mon-conseil-santé.fr. Celui-ci contient des articles de fond comme « Dormons-nous plus en hiver » ou encore « Froid et santé cardiovasculaire : Pourquoi et comment protéger son cœur en hiver ? ».
Des affiches en format A3, diffusées par les syndicats, sont fournies aux pharmacies. La communication se renouvellera au printemps et sera adaptée selon les retombées observées.

Juliette Schenckéry