Le virus Zika voyage

Santé Publique

Une épidémie de Zika se propage actuellement sur le continent américain. Cinq personnes rentrées en France métropolitaine ont présentées des symptômes depuis le début de l’année. La surveillance épidémiologique se renforce à la demande du Ministère de la santé. Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) a mis à jour ses recommandations.

La Martinique et la Guyane sont passées la semaine dernière en niveau 3 du programme de surveillance, d'alerte et de gestion des épidémies, correspondant au stade épidémique. Un cas vient d’être confirmé en Guadeloupe et un autre à Saint-Martin. Aucun cas n'est détecté à ce jour à la Réunion et à Mayotte.
Les mesures d’information et de prévention sont renforcées à l’égard des femmes enceintes ou ayant un projet de grossesse, sur la base de l’avis formulé le 22 janvier dernier par le HCSP.

  • Pour celles qui résident dans les zones touchées, il est indispensable de consulter un médecin pour une information adaptée et un suivi médical renforcé.
  • Pour celles qui souhaitent se rendre à Saint-Martin, dans les départements français d’Amérique (Guyane, Martinique, Guadeloupe) ou dans les pays où sévit le Zika, il est recommandé un report de leur voyage.

Sur place, outre les moyens de protection physique (port de vêtements longs couvrant les bras et les jambes jusqu’aux chevilles, si possible imprégnés de répulsif, moustiquaires imprégnées dans l’habitat…), il faut utiliser jour et nuit un produit répulsif adapté en respectant les précautions d’emploi. Les autorités sanitaires ont par ailleurs, en lien avec les collectivités locales, renforcé la lutte antivectorielle.
Le virus Zika est transmis uniquement par l’intermédiaire d’une piqûre de moustique du genre Aedes. « De ce fait, il n’y a pas actuellement de risque de transmission du virus Zika en métropole : nous ne sommes pas dans la période d’activité des moustiques Aedes albopictus (moustique tigre) vecteurs du virus, comprise entre mai et novembre » précise Marisol Touraine. Asymptomatique dans 70 à 80% des cas, l’infection peut se traduire par une éruption cutanée, une fatigue, une conjonctivite, des douleurs musculaires ou articulaires, des céphalées. Les signes disparaissent en 2 à 7 jours. Des complications neurologiques (syndrome de Guillain-Barré) ainsi que des anomalies congénitales du développement cérébrale de l’enfant si la femme est infectée pendant la grossesse peuvent survenir. Aucun vaccin ou traitement n’est disponible à ce jour.
L'OMS a mis en ligne une page de questions-réponses.
Fiche de Conseils aux voyageurs

Juliette Schenckéry