Des traitements de pointe en 2021

Nouvelles molécules 2021

Encore cette année, les médicaments contenant un principe actif innovant sont le plus souvent destinés à des patients très peu nombreux et nécessitent la prescription d’un spécialiste.

Fin 2020 la découverte d’un vaccin et/ou d’un traitement contre la covid-19 était un espoir : c’est mission au moins en partie accomplie avec la découverte de vaccins cette année. Et l’année pourrait même se terminer en beauté avec la sortie - imminente - d’un médicament antiviral contre le Covid-19 ! Cependant, dans les autres domaines thérapeutiques, l’année 2021 est encore une année mitigée avec la sortie de douze nouvelles molécules pour en 2021 (treize spécialités) après neuf en 2020 et douze en 2019. Elles sont encore toutes à prescription hospitalière et/ou réservée à certains spécialistes.
Comme c’est le cas depuis deux ans, les nouveautés ne concernent que peu de patients.
En dehors de deux médicaments qui concernent des maladies orphelines : Myalepta dans la lipodystrophie et Tavlesse dans la thrombocytopénie immunitaire, toutes les autres sorties de l’année traitent des pathologies très fréquentes telles que le diabète, la migraine, le VIH, la polyarthrite rhumatoïde. Et pourtant, ces nouveaux médicaments ne ciblent qu’un petit nombre de patients. C’est le cas d’Ajovy et d’Emgality dans la migraine, Jyseleca dans la polyarthrite rhumatoïde, Kaftrio/Symkevi dans la mucoviscidose, Nubeqa dans le cancer de la prostate, Rukobia dans le VIH qui ciblent au maximum 22 000 patients et parfois beaucoup moins. Et, considérant que la population cible de Vocabria indiqué contre le VIH, est quant à elle largement inférieure à une estimation de 112 650 adultes, une seule nouvelle molécule vise finalement une population plus large : l’empaglifozine dans Jardiance et Synjardy (406 721 patients diabétiques de type 2 maximum).
Lire l’article dans Profession Pharmacien n°169 de décembre 2021/janvier 2022

Pauline Jourdain